Portrait de W. Sportisse par Mustapha Boutadjine (2012).

Le Camp des oliviers

Ouvrage d’entretiens de Pierre-Jean Le Foll-Luciani avec William Sportisse, paru en novembre 2012 aux Presses universitaires de Rennes (France), et en juillet 2013 aux éditions Dar El Ijtihad (Algérie).

Édition française (PUR)
Édition française (PUR)

Présentation : William Sportisse, né en 1923 à Constantine, grandit dans le Camp des oliviers, quartier populaire et mixte d’une ville profondément divisée par les barrières coloniales. Élevé dans une famille juive autochtone, française par le droit mais de culture judéo-arabe, et guidé par la trajectoire de son frère aîné, Lucien, pionnier des luttes anticoloniales assassiné par la Gestapo à Lyon en 1944, il choisit très tôt le camp d’une Algérie décolonisée et socialiste.

D’une guerre à l’autre, ce camp le mène de l’action souterraine antifasciste sous Vichy à la coordination des réseaux clandestins du Parti communiste algérien à Constantine durant sept années de la guerre d’indépendance, en passant par la direction d’une émission de radio en langue arabe à Budapest, considérée dès novembre 1954 par le gouvernement français comme l’une des responsables du déclenchement de l’insurrection algérienne.

Édition algérienne (El Ijtihad)
Édition algérienne (Dar El Ijtihad)

Devenu citoyen de l’Algérie indépendante, il connaît à partir de 1965, comme nombre de ses camarades, les tortures et prisons d’un régime autoritaire dont les communistes tentent avec difficultés de réorienter la marche, avant que l’explosion des années 1990 ne le contraigne à l’exil.

À travers le prisme d’une personnalité militante confrontée à des documents d’archives jusqu’ici inexplorées, ce livre d’entretiens déploie autour d’un parcours minoritaire des pans méconnus de l’histoire sociale et politique de l’Algérie (post)coloniale.

Couverture : portrait de William Sportisse par Mustapha Boutadjine.

Revue de presse sur la page facebook du livre.

À lire en ligne : l’introduction de l’ouvrage.